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Synthèse d'un Petit-déjeuner du Pôle du 9 juin 2011décembre 2011, 12 p.
L’injonction sociale à la virilité et à l’hétérosexualité encourage, chez les garçons, le refoulement de l’intime et de la sensibilité. Elle les incite à l’agressivité, à la compétition, à la témérité, mais également aux conduites sexistes, homophobes et violentes.
Sylvie Ayral, Professeure agrégée, docteure en sciences de l’éducation, a développé des axes de recherches concernant la sanction et le genre, les comportements virilistes et les facteurs intervenant sur ces comportements.
À l’occasion d’un Petit-déjeuner du Pôle, elle s’est attachée à montrer l’urgence d’enrayer les mécanismes institutionnels qui, non seulement conduisent à accepter et perpétuer des pratiques en contradiction avec le traitement égalitaire des sexes mais, de plus, rendent difficile sinon impossible la prise en compte des effets pervers que ces pratiques entraînent sur la construction de l’identité sexuée des garçons et des filles.
Sa réflexion, étayée par la recherche menée récemment par ses soins sur cinq collèges de Gironde aux caractéristiques socioscolaires différentes et portant sur près de 5900 sanctions, révèle que les garçons instrumentalisent la punition pour se démarquer hiérarchiquement du féminin, y compris à l’intérieur de la catégorie « garçons » : 80% des élèves punis sont de sexe masculin. L’appareil punitif scolaire, en les stigmatisant par la punition, les consacre dans une identité masculine caricaturale, renforçant lui-même ce qu'il prétend combattre.
Thématiques : Rapport entre les sexes , Education , Animation - Loisirs , Question de genre , Jeunesse
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